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vendredi 3 septembre 2010

Arrivée de Véronique aux Sables

Vendredi 3 septembre 2010

Lundi 23 août, Véronique termine à la 4ème place de la 2de étape de la course Les Sables - Les Açores - Les Sables

images Overlap Prod  







dimanche 29 août 2010

"il fallait barbariser en finesse !"

Dimanche 29 août 2010

Contente ?

Contente ? Ravie ! Je suis rentrée en course sur la seconde étape avec un objectif, ne rien lâcher à mes poursuivants, et attaquer en finesse par devant. La course était belle, mais parsemée d’embûches qu’il fallait éviter sous peine de casser du matériel. Le bateau est resté 6 jours cabré. Les voiles d’avant levaient l’étrave jusqu’au mât, j'ai enchaîné surf sur surf, des heures entières à 15 nœuds et des pointes à 17 nœuds.  Il fallait jouer avec justesse entre les changements de voile à l’avant (choisir la taille de spinnaker 40, 70 ou 90 m2) et la réduction de la grand voile en fonction de l’état de la mer. Ce sont les vagues plus que la force du vent qui nous ont freinés tout au long du parcours. Plusieurs nuits, j’ai du affaler le spi lorsque je ne discernais plus la forme des vagues (plus de lune),  car c’était trop dangereux de céder la conduite du bateau au pilote. Et puis il fallait dormir un peu. Comme l’a bien résumé un autre concurrent, sur cette course aux conditions plutôt viriles, il fallait barbariser en finesse !


Un nouveau palier franchi dans ta manière de courir ?
Les saisons d’entraînement qui se sont échelonnées depuis 2008 me permettent aujourd’hui de frôler le podium. Sur cette étape, il ne fallait pas avoir peur d’envoyer de la toile, et les entraînements ont payé sur ce point. J’ai accroché la flotte de tête, pour rien au monde je ne l’aurai lâchée. Je ne me suis pas posé de question, même quand les conditions étaient particulièrement dures. Je n’ai pas tutoyé les limites du potentiel du bateau, je suis restée raisonnable dans mes choix. C’est ce qui est encourageant pour la suite, il reste de la marge de progression.

Le bateau
Le bateau que je chevauchais, le Mini 429, date de 2003, et avec lui, on est venu chatouiller la flotte des numéros 700, les bateaux les plus récents. Ce plan Lombard a vraiment de très beaux restes et peut encore en surprendre plus d’un c’est certain. On dénombre 3 démâtages sur cette course. J en ai moi-même déjà vécu un, je suis particulièrement sensible aux « arrêts buffet », lorsque le bateau est stoppé par une vague à l’étrave. Ces arrêts sollicitent particulièrement le gréement. Sans faire de la paranoïa, c’est un risque qu’il ne fallait pas écarter ! J’ai enfourné de très nombreuses fois mais sans gravité. C’est la course. Il faut ajuster les surfaces de voile en conséquence pour ne pas charger de trop le bateau. Mon Mini est arrivé aux Sables avec le bout dehors bien écorché lors d’une manœuvre à 18 milles de l’arrivée, après avoir surmonté tant de difficultés! Quel dommage d’avoir cassé si près du but et laisser filer la 3ème place du podium (à ce moment-là j’avais 5 milles d’avance sur mes poursuivants). Mais voilà, la course n’est pas terminée à 18 milles de la ligne d’arrivée…
L’avenir
Dans les mois qui viennent, j’ai une ou deux courses au programme et peut-être parmi elles, dès le mois d’Octobre, la Mini–Barcelona, une course en solitaire en Méditerranée, une première pour moi. L’année prochaine, fin Septembre, il y a la Transat 6,50. Au jour d’aujourd’hui, elle n’est pas au programme pour moi. Mais qui sait ! L’envie ne manque pas de repartir sur un projet Mini, avec un proto plus affuté encore. L’envie ne manque pas non plus de naviguer sur des bateaux plus grands et de participer à une route du Rhum.

mercredi 25 août 2010

6ème de la course Les Sables – Les Açores – Les Sables

mercredi 25 août 2010

 
13j 04h 56m 26s c’est le temps réalisé par Véronique pour faire un aller retour Les Sables Les Açores soit la distance de 2500 milles à la vitesse moyenne de 8,02 nœuds. 
 
Alors qu’elle avait terminé à la 9ème place de la première étape, sa performance dans la seconde étape (4ème) l’a propulse à la 6ème place du classement général : objectif atteint pour Véronique.

lundi 23 août 2010

De l'Espace pour la mer 4ème de la 2de étape de la course Les Sables - Les Açores - Les Sables

Lundi 23 août 2010


Le pire des scénarios s’est joué en baie des Sables d’Olonne, alors qu’elle se bagarrait pour conserver la troisième place acquise cette nuit, le bout dehors cassait à 16 milles de la ligne d’arrivée. Véronique Loisel termine à la 4ème place de la seconde étape de la course Les Sables – Les Açores - Les Sables. De l’Espace pour la mer a franchi la ligne d’arrivée ce lundi 23 août à 18h09 minutes. Son temps de course est de 6j 03h 09mn 22s.
Dans une compétition où le niveau était particulièrement élevé, Véronique a fait mieux que prendre sa revanche sur une première étape gâchée par un pilote en panne et une première rupture de bout dehors.  Elle s’est imposée devant des favoris professionnels de la course au large. Réussite d’autant plus exceptionnelle qu’elle courre en amateur avec un voilier conçu en 2003.

Le duo, à l’aise dans le petit temps, brille dorénavant dans le gros temps. « Après 24h00 de course, les choses se sont corsées. Pour moi, c’était une sacrée expérience : c’était la première fois que je me trouvais avec autant de mer au large. Le vent, ça va bien, mais si la mer pouvait rester plate ! J’ai eu un coup au moral quand Vincent (Barnaud) a démâté. On était ensemble tous les deux, on se tirait la bourre et on savait qu’il y avait peut-être une troisième place à prendre. D’un coup, je perdais un lièvre et ce n’est jamais facile quand tu entends un copain à qui il arrive un coup dur comme celui-là. Maintenant, quatrième, je suis vraiment contente, je n’en espérais pas tant au départ d’Horta. » Elle a parcouru la distance de 1295 milles à la vitesse moyenne de 8,8 nœuds, avec des pointes à 15 nœuds.



images : Breschi / Les Sables - Les Açores - Les Sables


images : Classe mini

4ème place

Lundi 23 août 2010

De l'Espace pour la mer a franchi la ligne d'arrivée à 18h15 à la 4ème place.




Cruel coup du sort

Lundi 23 août 2010

De l'Espace pour la mer a cassé son bout dehors! Le spi qu'il faut rentrer et tout remettre en ordre à bord. Terrible désillusion de voir la 3ème place s'échapper et probablement la 4ème. 


Sprint final pour le podium

Lundi 23 août 2010

Au pointage de 11h00, Véronique assure sa position de 3ème. De l’espace pour la mer possède toujours 17 milles d’avance sur le n°756 Speedy Matesse et 18 milles sur le n° 719 GDE. Ce dernier est le concurrent le mieux placé susceptible d’inquiéter la navigatrice à environ 5h00 de l'arrivée. Elle est calée plus sud et devrait, dans les heures qui viennent, déclencher un empannage pour faire route sur les Sables. 
Rappelons qu'elle ne connait pas la position de ses poursuivants, rester concentrée et lucide, s'appliquer à faire glisser son bateau le plus vite, en ligne de mire, le second podium de sa carrière mais le premier en solitaire. Comme le montre les fichiers météos, le vent devrait mollir. Véronique pourrait arriver entre 16h00 et 18h00.



Le port de Sables est le point le plus haut situé sur la ligne rouge

De l'Espace pour la mer en 3ème position

Lundi 23 août 2010

Alors que Bertrand Delesne a franchi la ligne à 4H27, Véronique s'est hissée en 3ème position. Il ne lui reste que 83 milles à parcourir.

 
 

dimanche 22 août 2010

Un dimanche au bord de l’eau

Dimanche 22 août 2010
 

Comm’tout est beau pour Véronique pointée désormais en 4ème position. Mais cette dernière nuit de course ne sera pas de tout repos dans des vents soutenus (25 nœuds). 
 
Véronique devra puiser dans ses réserves d’énergie pour garder le rythme et ainsi préserver son avance sur ses poursuivants, plus rapides au pointage. Le vent commence à virer dans la matinée de lundi pour s’établir au Nord Ouest dans l’après midi. 
 
 
 






Une journée à suspens

Dimanche 22 août 2010

Au pointage de 11h00, Véronique ne possède plus que 3 milles de retard sur le 4ème, Mare.de, vainqueur de la 1ere étape, moins rapide et grand perdant de l'option sud. De l'Espace pour la mer est crédité de la meilleure vitesse, 11,3 nœuds. 

Ces prochaines heures vont être cruciales. Si le vent va augmenter, il devrait également virer au Sud Sud Ouest. Ce qui ne va pas arranger les affaires de la navigatrice. Elle sera obligée de faire un cap plus sud pour avoir un  meilleur angle par rapport au vent. Heureusement, elle est positionnée au nord de ses poursuivants. Il ne reste plus qu'à patienter pour connaitre l'issue de cette journée stratégique.



image : Breschi / Les Sables - Les Açores - Les Sables

De l'Espace pour la mer en 5ème position

Dimanche 22 août 2010










samedi 21 août 2010

Véro met le turbo !

Samedi 21 août 2010

Au pointage de 11h00, De l’Espace pour la mer occupait la 6ème position ! Véronique a gagné 4 places en 24 heures ! Alors que nous suivons sa progression toutes les 4 heures, la navigatrice n’est informée de son classement qu’une fois par jour à 12h00. On imagine sa joie à bord et les félicitations à son Cupuaçu, qui tient tête à quelques favoris.

Coup de chance ? Pour qui la suit depuis quelques années, surement pas ! Cette performance est bien le fruit d’un travail acharné et d’une préparation rigoureuse. Ce qui a changé, un voilier plus performant et une confiance retrouvée après le traumatisme d’un démâtage en 2008. Véronique s’applique à naviguer dans les règles de l'art. La demoiselle a dû piquer certains à vif. Maintenant, il lui faut conserver sa 6ème place et évaluer la complexité de la situation météo à venir. Il reste encore 500 milles à parcourir, qu'Eole la préserve de la pétole !



vendredi 20 août 2010

Tout va bien à bord de l'Espace pour la mer

Vendredi 20 août 2010

Au pointage de 15h00, De l’Espace pour la mer maintient sa 10ème place. Véronique ne possède que 2,1 miles de retard sur le 8ème, affichant au compteur une vitesse de 11,2 nœuds. Après 3 jours de course, ses moyennes sont époustouflantes : 605 milles parcourus, à la vitesse moyenne de 8,4 nœuds, soit 201 milles parcourus en 24h00. L’année où Véronique débutait la voile, le vainqueur de la 1ère route du Rhum, Mike Birch parcourait 171 milles par 24h00 avec Olympus, un trimaran de 11,50m !

La navigatrice signalait lors de sa vacation avec le bateau accompagnateur, un vrac dans la nuit mais sans conséquence pour le matériel. Cette figure de style où le bateau se couche provoque à l’intérieur le déplacement du matériel (bidons étanche, bidons d’eau, voiles, etc.), soigneusement réparti afin de corriger l’assiette du bateau, qui au portant pique du nez. Le moral semble bon puisqu’elle réconfortait ses compagnons ayant subit des fortunes diverses. Pour ces prochaines 24h00, Véronique navigue proche de la route directe, surf garanti avec un vent de 17 nœuds.





jeudi 19 août 2010

Le grand cirque

Jeudi 19 août 2010

De l’Espace pour la mer bondit de vague en vague à la vitesse de 9 nœuds. Si Véronique s’est préparée  à ce jeu de saute-moutons, c’est dans la tête que va se jouer cette journée dans la dépression. Pointée en 10ème position, à 11h00 elle navigue un ton en dessous de ses concurrents. Vissée à la barre, trempée par les embruns, elle préserve son matériel, ne pas aller au-delà de ses limites pour suivre le rythme effréné des professionnels. 

Elle navigue à vue du n°198 Kickers : sûr que ces deux là vont passer la journée à jouer au chat à la souris. Les prochaines positions vont permettre de vérifier si les réparations réalisées à Horta tiennent bons. Le temps  passé à la barre par manque de confiance dans son pilote risque de laisser des traces dans l’organisme pour bien gérer le petit temps qui va s’installer demain.




Les photographies de son départ de Horta sont disponibles dans la page arrêt sur image

mercredi 18 août 2010

Véronique bord à bord avec les favoris

Mercredi 18 août 2010
 
En choisissant la route nord qui les éloigne du but, Véronique et les favoris sont relégués en milieu de classement, au pointage de 7h00. Le n° 618 fait cavalier seul en tête, sur une route proche de la route directe au but. Sa vitesse laisse penser que son choix est gagnant en attendant que le flux d’ouest ramène la cavalerie à pleine vitesse. 

Au-delà de la stratégie, on retiendra que depuis le départ, De l’espace pour la mer rivalise avec les favoris. Véronique fait un sans faute, de bon augure avant d’aborder des contions musclées demain. 

http://www.lessables-lesacores.com/actualite 



mardi 17 août 2010

Départ de la seconde étape de la course Les Sables - Les Açores - Les Sables

Mardi 17 août 2010
 
Véronique Loisel et De l’espace pour la mer ont pris le départ de la seconde étape de la course en solitaire Les Sables – Les Açores – Les Sables, aujourd’hui à 15h00.  Le scénario des premières 24h00 est simple : éviter la zone de vent faible généré par l’anticyclone des Açores en faisant une route au nord.
 
Après les déboires de la première étape, cette entrée en matière est particulièrement favorable pour Véronique, retrouver le plaisir de naviguer sous spi dans des vents faibles où De l’espace pour la mer est capable de rivaliser avec les prototypes de la dernière génération.
 
Et quand il sera temps de déclencher l’empannage pour bénéficier des vents d'ouest et se rapprocher de la route,  le renforcement du vent attendu jeudi (20 à 30 nœuds) rendra son verdict sur les réparations du pilote et  du bout dehors. Ces 48h00 vont être cruciales pour le duo.

Les Sables - Les Açores - Les Sables
Course en solitaire sans assistance en deux étapes de 2352 km
Première étape Temps de course de Véronique : 7 jours 1 heure 47 minutes et 4 secondes
Seconde étape : arrivée des premiers estimée le 26 août.

lundi 16 août 2010

De l'espace pour la mer en mer pour une série de tests

Lundi 16 août 2010

A 24h00 du départ de la seconde étape de la course Les Sables – Les Açores – Les Sables, Véronique effectue une série de tests en mer afin de valider le vérin hydraulique du pilote et les réparations du bout dehors.



jeudi 12 août 2010

Quand galère rime avec solitaire, Véronique voit double

Jeudi 12 août 2010

Tu as couru une bonne partie de la première étape sans pilote. Que s’est-il passé ?  
Au bout de 2 jours, après le passage du rail des cargos au Cap Finistère, le pilote principal a cessé de fonctionner en raison d’une surconsommation en courant. J’ai aussitôt basculé sur le vérin de secours, mais le problème a persisté La 3ème configuration de pilotage, complètement indépendante, n’a pas fonctionné correctement. Le bateau était prêt avant le départ, je n’ai pas eu de chance.
 
Pourquoi ne pas s'arrêter pour réparer, quand tu es passée près des côtes espagnoles ? 
Je me suis posée la question au passage du Cap Finistère, mais, en raison d'un autre problème, la pile à combustible ne démarrait pas. C‘est le seul moyen de recharger mes batteries. A mes côtés, le n°787 Thomas Normand rejoignait la Corogne pour des problèmes similaires. Contrairement à lui, j’ai réussi à la redémarrer. Ce succès m’a boosté au point de continuer. Revenir sur mes pas aurait été plus éprouvant, naviguer au près avec 20-25 nœuds, dans des vagues qui déferlent : tout le contraire de la glisse ! J’aurais mis du temps, bateau gîté et trempée, pour un résultat bien incertain. Sans compter qu’au moment où je serais repartie, j’aurais fait ma course toute seule, sans la motivation de doubler des concurrents. Les investigations menées aux Açores sur mes configurations de pilote ont conclu à un changement du calculateur (un transistor HS en sortie du calculateur). Je ne regrette pas mon choix car le temps nécessaire aux investigations, à l’acheminement d’un nouveau calculateur et à son remplacement m’aurait fait perdre un temps considérable. Alors qu’en continuant, je suis restée dans le match, il reste la seconde étape.


Comment as-tu géré ta course sans pilote ?
 La vie à bord n’est pas facile sans pilote, en particulier aux allures portantes (lorsque le vent vient de l’arrière du bateau), rencontrées pour les 4 cinquièmes du parcours. Un pilote « intelligent » va corriger les écarts de route du bateau en fonction des vagues et des variations de vent apparent associées. Je devais bloquer la barre pour manger et dormir mais cette technique s’est avérée parfois très scabreuse voire dangereuse. La plupart du temps j’étais dans un demi-sommeil dans le cockpit à l’extérieur. Ce sont les sautes d’équilibre du bateau qui rythmaient mes phases de repos. Quand j’étais trop fatiguée, j’affalais mon spinnaker. Je perdais beaucoup de terrain la nuit puisque les autres gardaient de la toile. Très vite avec le manque de sommeil, j’ai eu des hallucinations. J’imaginais un collègue à bord à qui je cédais la barre pour aller me reposer 5 minutes. C’est très difficile de faire la part entre rêve et réalité… Le plus dangereux, c’est de passer par-dessus bord, les faux pas sont irrémédiablement plus nombreux avec la fatigue. J’ai gardé mon harnais et suis restée attachée à la ligne de vie le plus souvent possible.
 
La fatigue et l’absence de pilote ont dû compliquer la gestion des problèmes à bord ? 
Au surf à 14 nœuds, mon amure de spi a lâché. Plus grave, la stratification carbone du bout du bout-dehors qui retient toutes ses fixations a cédé. L’espar de 3 mètres s’est levé verticalement emmenant avec lui le spi de 70 m2. A ce moment là, je n’avais plus de pilote et la mer était formée. J’ai tout récupéré à bord et constaté avec soulagement que le tube était intact. La réparation de fortune a du me coûter deux bonnes heures mais surtout de la fatigue supplémentaire, car, à l’avant du bateau, les vagues me faisaient jouer à saute-mouton et m’ont trempée jusqu’aux os ! Harassée par la fatigue, j’ai lâché la barre pour chauffer de l’eau pour le thé. Le bateau est parti à l’abattée, il s’est couché. Le spinnaker chalutait dans l’eau et force sur le mât, tandis que la bôme claquait sur les bastaques, qui sont des câbles textiles retenant le mât vers l’arrière. Les conséquences peuvent être plus ou moins graves : le démâtage, la rupture de la bôme ou la perte du spi. Outre le stress généré, il faut réagir vite mais sans précipitation, de manière à faire les choses dans l’ordre. Heureusement pour moi, j’ai récupéré mon spinnaker sans le déchirer mais j'ai du couper la drisse. J’ai donc fini la course avec une seule drisse pour hisser mes voiles en tête de mât. ET pour le thé, j’ai du attendre un peu plus !
 
Finir en 9ème position est une belle performance dans ces conditions ?  
Ma radio VHF ayant pris l’eau rapidement, je n’ai pas pu communiquer avec les concurrents proches de moi. Néanmoins, j’entendais tout ! Tant que le signal n’était pas dégradé, je restais dans un périmètre proche. Pouvoir les entendre… c’est ce qui m’a le plus aidé à garder la combativité nécessaire afin de rester au contact. J’ai même réussi à me hisser en 7ème position. Je suis déçue d’avoir perdu la 8ème place, la dernière nuit. Entre l’île de Sao Jorge et l’île de Graciosa, j’ai dormi alors que le bateau était encalminé sous un nuage, sans vent. Mon poursuivant, qui était pourtant à 28 milles, a eu raison de moi. Au petit matin, il était à près de 3 milles devant mon étrave, augmentant son avance jusqu’à 5 milles. Un final de match race, heure par heure, je lui reprenais 1 mille… 20 minutes nous séparent sur la ligne.
 
Il faut remettre les choses à leur place, car parmi les favoris, deux ont eu des incidents techniques qui les ont ralentis beaucoup plus que moi. Pour l’étape du retour, ils seront prêts, le couteau entre les dents. Il faut que je m’y prépare ! De l’espace pour la mer et moi, on ne lâchera rien.
Horta, test du vérin de secours pour déterminer la cause de l'anomalie
Les fixations à l'extrémité du bout dehors ont explosé en mer. N'étant plus retenu vers l'avant, il est monté avec le spi. J'ai réparé en prenant appui sur l'extrémité mais cela a écrasé les parois du tube au bout. Avec Louis et Bertrand, on a coupé les 3 cm de l'extrémité et re-straté un axe pour que mes bouts puissent prendre appui dessus.

dimanche 8 août 2010

l'arrivée de Véronique à Horta

Dimanche 8 août 2010






copyright : Overlap prod

Véronique est arrivée

 Dimanche 8 août 2010

Véronique Loisel a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la course en solitaire Les sables – Les Açores – Les Sables à 15h 34mn et 04s, au terme d’un final à suspens. La 8ème place qu’elle occupait depuis plus de 2 jours lui échappe pour 20 minutes.

Un classement honorable qui doit gommer la déception d’une première étape plombée dès le deuxième jour. Le pilote défaillant l’a obligée à tenir la barre, puis réduire la toile pendant son sommeil. Véronique a réussi à maintenir la cadence jusqu’au Cap Finistère, se hissant en 7ème position.  Le choix de l’option nord l’a protégée de conditions de mer et de vent difficiles mais l’a privée de surfs musclés qui ont permis aux premiers de  creuser l’écart. Elle a sept jours pour se reposer, résoudre son problème de pilote et prendre sa revanche dans la seconde étape.

Temps de course : 7 jours 1 heure 47 minutes et 4 secondes
 

 
Copyright images : Breschi / les sables-les Açores