Un
voyage au bout de soi-même
4 mètres
cubes pour vivre ! La vie au grand large
est spartiate sur un mini.
A cela il faut ajouter du courage, beaucoup de volonté pour défendre son projet, et de la persévérance pour le mener jusqu’à l’accomplissement ! La course au large « Les Sables – Les Açores – Les Sables » dont Véronique s’apprête à prendre le départ, est une épreuve atypique et surtout un long parcours personnel avant d’être un voyage océanique …Souplesse, condition physique, résistance à la fatigue, capacité à supporter l’humidité et la solitude, voilà les clés avec lesquelles Véronique devra jouer à bord de Cupuaçu.
Seule
sur l’Océan
Si les conditions sont dures physiquement, le moral doit
tenir coûte que coûte. Contrairement aux autres courses en solitaire, les
concurrents en Minis 6,50 sont dépourvus de radio longue portée et de téléphone
satellite. Seule la BLU du bord permettra à Véronique de recevoir
quotidiennement un bulletin météo spécial pendant la course au large des « Sables
– les Açores – Les Sables ».
Une préparation
physique adaptée
Préparer le skipper
Pour se préparer au mieux aux conditions du large, Véronique
a été accompagnée par un médecin spécialisé dans les troubles du sommeil, à l’Hôpital
de la Pitié à Paris. Il y a quelques mois, elle a porté un actimètre, une
montre munie d’un accéléromètre et enregistrant son rythme quotidien,
agrémenté des missions professionnelles à l’étranger (décalages horaires
fréquents). Ces enregistrements, réalisés 24h sur 24 pendant une dizaine de
jours, sont basés sur les mouvements du poignet. Leur analyse permet de
déterminer le profil des phases propices à un sommeil réparateur pour la
navigatrice.– A la reprise des entraînements, Véronique a suivi une
seconde phase d’enregistrement, cette fois-ci au cours d’une
navigation en solitaire de plusieurs jours. Les consignes étaient de ne pas
dormir les premières 24 heures, de manière à rapidement se retrouver en
situation de fatigue. L’objectif était de valider et d’affiner la
séquence retenue par le médecin.– Dès qu’une sortie off-shore se
présente, Véronique valide un peu plus loin le rythme de cette
séquence de sommeil.
La préparation physique, le sommeil, la nutrition : les ingrédients à privilégier pour une course d’endurance

Une course au large ne se prépare pas seule. Depuis 3 ans,
Véronique est conseillée par des professionnels de la course au large et du
sport. Elle s’est aussi adressée à des professionnels de la nutrition et
du sommeil. Son idée : profiter de son expérience menée en 2006 et 2007
pour rebondir et améliorer ses connaissances et ses conditions physiques au
cours de la réalisation du projet de 2008 - 2011.